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Retrouvez Jan Pieterszoon Sweelinck sur
(par ordre alphabétique de sites, les www. ne comptant pas)


http://b.cartage.org.lb/web/_B/index.htm
http://saglac.qc.ca/~acote/chronob.html
http://www.renaissance-amboise.com/dossier_renaissance/ses_arts/musique_renaissance/musique_renaissance.htm

English websites : see below.

SWEELINCK, Jan Pieterszoon (1562 (Deventer)-16 oct. 1621 (Amsterdam))


Avant de devenir l'un des plus fameux organistes de son temps, Jan Pieterszoon Sweelinck fut élève de son père, Pieter, lui-même organiste à l'Oude Kerk d'Amsterdam, ainsi que d'un modeste musicien de cette ville. Il ne semble pas avoir suivi l'enseignement de Gioseffe
Zarlino à Venise, comme le prétendit l'historien Johann Mattheson au siècle suivant, en 1720. Il passa toute son existence à Amsterdam, ne s'éloignant jamais plus de quelques jours pour des expertises d'orgues ou des achats de clavecin dans d'autres villes flamandes (Anvers, Rotterdam...). Jan Pieterszoon Sweelinck succéda à son père en tant qu'organiste à l'Oude Kerk en 1577, et conserva ce poste jusqu'à sa mort, en 1621. C'est son fils Dirck (1591-1652) qui lui succéda.
La renommée de Sweelinck s'étendit à toute l'Europe : on a retrouvé ses manuscrits aussi bien en Suède qu'en Hongrie, en Angleterre, en France, en Italie, etc. Sa musique vocale (qui comprend entre autres huit chansons sur des textes de
Marot) est une synthèse de toutes les techniques connues au XVIè s., mais l'histoire a surtout retenu son oeuvre instrumentale, nombreuse et variée, combinant les grandes formes contrapuntiques italiennes (comme le ricercare) aux influences des virginalistes anglais. Sweelinck compta parmi ses élèves Samuel Scheidt, précurseur de Johann Sebastian Bach, ainsi que les deux frères Praetorius, Jacob II et Johannes. Avec Jacob Obrecht un siècle plus tôt, Sweelinck est le plus grand compositeur hollandais.



Jan Pieterszoon Sweelinck

Oeuvres sacrées :

  • 37 motets avec basse continue (Cantiones Sacrae, 1619),
  • 153 psaumes de 4 à 8 voix en 4 livres (1604-1621) sur les mélodies traditionnelles du psautier huguenot et les textes de Clément Marot et Théodore de Bèze, ainsi que deux livres sur les adaptations allemandes d'Ambrosius Lobwasser (4-6 voix ; 1616-1618).

Oeuvres profanes :

  • 22 chansons françaises, dont une à cinq voix sur un texte de Mellin de Saint-Gelais et deux sur des textes de Ronsard (les 3 éditées en 1584), ainsi qu'une sur un texte de Philippe Desportes
  • 28 Rimes françaises (1612),
  • 4 madrigaux italiens,
  • 7 canons latins.

Oeuvres instrumentales
(clavecin ou orgue) :

  • 19 fantaisies,
  • 13 toccatas,
  • 24 chorals variés,
  • 12 séries de variations sur des thèmes populaires.




Discographie sommaire

  • Fantaisie chromatique, mein Junges leben hat ein end et douze autres pieces pour le clavier, Noëlle Spieth (clavecin), Solstice, n° 51, 1987 (14 pièces),
  • Piet Kee plays Buxtehude & Sweelinck, Piet Kee (orgue), Chandos CHAN 0514, 1990 (4 pièces),
  • Psaumes de la Réforme. Claude Goudimel, Paschal de l'Estoquart, Jan Sweelinck, ens. Claude Goudimel, dir. Christine Morel, Naxos 8.553025, 1994 (1 psaume chanté),
  • Sweelinck. Cantiones sacrae, The Choir of Clare College, Cambridge, dir. Timothy Brown, James Grossmith et Andrew Henderson (orgue), Chandos KTC 2025, 1998 (2 CD, 20 et 17 motets),
  • Sweelinck. Fantasias, Toccatas & Variations für Orrgel / for Organ, Gustav Leonhardt, Deutsche Harmonia Mundi GD 77148, 1999 (enr. analogique en 1972 ; 6 pièces : 1 Da Pacem, Puer nobis nascitur, 3 fantaisies et 1 toccata).

English websites :


http://classical.efront.com/music/comp.lst/sweelinck.html and
http://classical.efront.com/music/rep/lists/ren.html#sweelinck
http://www.karadar.net/Dictionary/sweelinck.html
http://midiworld.com/cmc/renaissa.html (musical example)


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